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Dekalog, 8

1988

Dekalog de Krzysztof KIEŚLOWSKI

Comme souvent chez Kieślowksi, on a le profond besoin de (re)trouver quelqu’un pour être en paix avec soi-même.

Dekalog de Krzysztof KIEŚLOWSKI

Scénario : Krzysztof Kieślowski et Krzysztof Piesiewicz

Image : Andrzej Jaroszewicz

Musique : Zbigniew Preisner

Avec : Maria Koscialkowska Teresa Marczewska Arthur Barciś Janusz Mond (…)

 

Synopsis : Pour illustrer le commandement « Tu ne mentiras point », Kieślowski choisit une histoire se souvenant de l’Histoire. Zofia, universitaire âgée enseignant l’éthique à Varsovie, reçoit la visite d’une Américaine, Elżbieta. Cette femme était une enfant juive pendant la guerre, que Zofia croyait avoir laissée périr en lui refusant un faux certificat de baptême. Elle craignait de compromettre son mari, résistant. Les deux femmes prennent le temps de se parler, de se connaître.

Zofia/Sophia/Sophie signifie en grec « sagesse » ; Elżbieta/Elisabeth/Elisheva peut signifier en hébreu « Dieu est ma promesse », « Dieu est ma substance ».

Regards sur le film :

« Dans ce cycle de dix moyens-métrages qui devaient d’abord être réalisés par autant de cinéastes différents, Kieślowski tente d'adapter les dix commandements dans la Pologne de son époque. Le regard du cinéaste sur les tentatives parfois maladroites et souvent bercées d'illusion de ses personnages pour vivre heureux, mêle la compassion à l'ironie. Les habitants d'un ensemble immobilier de Varsovie sont confrontés à des choix moraux. Mais chaque épisode revoie à un chiffre plutôt qu'à un commandement. »

« Le jeune homme qu’interprète Arthur Baciś revient dans tout le Décalogue : il s’agit d’un pur regard capable d'enregistrer (comme une caméra ou un cinéaste) la folie et la souffrance humaine mais incapable de faire dévier le cours des vies dont il est témoin

« Le thé est enfin bu, un demi-siècle plus tard (…) Les deux femmes cherchent une solution, comme plusieurs autres dans les autres épisodes du Décalogue. Toutes deux savent, désormais, et ont droit à la paix. Le tailleur, lui, est un rappel vivant que certaines choses ne peuvent être réparées définitivement » (Annette Insdorf, Krzysztof Kieślowski, doubles vies, secondes chances, 1999)

« Kieślowski est un pessimiste actif pour qui l’homme a autant besoin de pardonner que d’être pardonné. (…) Les deux femmes, en se retrouvant, comblent le vide de la conscience, qui est aussi celui de l’Histoire » (Pierre Sineux, article de 1989)

« Seconds rôles insolites et décors bancals suggèrent une question centrale : la rigueur, le rectitude. Comme Zofia dans ses cours, Kieślowski cherche d’abord à partir de cas vécus les motivations d’un acte. Puis il prolonge la réflexion (…) ce film est un cheminement vers la lumière » (Gérard Pangon, article de 1990)

 

Ouverture :

Dekalog de Krzysztof KIEŚLOWSKI

Trois couleurs : Rouge (1993)

D’autres ombres, d’autres lumières, et une autre rencontre entre la jeune femme et le vieil homme (Irène Jacob et Jean-Louis Trintignant).

« Ma raison de filmer est de poser des questions, pas de donner des réponses » (Krzysztof Kieślowski, entretien donné à la revue24 images, n° 42, 1989)

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