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Kanał (Ils aimaient la vie)

1956

Kanal de Andrzej WAJDA

Réalisé avec Janusz Morgenstern

Scénario : Jerzy Stefan Stawinski

Image : Jerzy Lipman

Avec : Tadeusz Janczar, Teresa Izewska, Tadeusz Gwiazdowski...

 

Synopsis : 1944, ultime résistance des polonais de Varsovie contre l'occupant. Acculés, épuisés, et encerclés par les allemands, un détachement de soldats est contraint de fuir par les égouts pour rejoindre le centre ville où les combats se poursuivent encore. Tous ont une histoire, tous ont peur de mourir, tous ont tellement envie de vivre… (éd. Malavida) Andrzej Wajda offre, avec Kanal, l’un de ses premiers longs métrages : le retentissement que le film aura en Europe de l’Ouest sera considérable et fera durablement de ce cinéaste le représentant évident du cinéma polonais aux yeux du monde. C’est le deuxième volet de sa trilogie « de guerre », après Génération (1955) et avant un autre film majeur, Cendres et diamants (1958). L’héroïsme, ici, a non pas un, mais de multiples visages et il s’exprime à hauteur d’hommes obligés de se cacher dans des égouts. Seuls face à l’occupant, ils livrent un ultime combat et n’auront aucun soutien de la part de l’Armée Rouge qui reste de l’autre côté de la Vistule. Le film est aussi réaliste que romantique, voire ouvertement symbolique : il donne à sentir l’expérience-limite de la résistance militaire acharnée autant qu’il permet de voir des lueurs d’amour, à bien des sens du terme, au cœur d’images d’un noir et blanc particulièrement expressif. La caméra peut suivre les hommes ou se faire subjective, au plus près du courage et, parfois, du désespoir. On n’est pas face à eux, mais bien avec, à l’image de la célèbre ouverture qui présente tous les protagonistes, c’est-à-dire chacun, au spectateur. Le langage, les mots, la littérature peuvent-ils témoigner de situations si extrêmes ? Wajda fait le pari de rouvrir les blessures historiques de son pays avec des films qui ont pour devoir, dit-il, de « dire la vérité ».

L’auteur parle de son œuvre et de son travail :

« Il s’agissait de raconter, comme dans La Ligne d’ombre, de Conrad, le passage à la vie adulte, aux responsabilités » (Wajda – Entretiens, 1988)

« On a tourné à Varsovie, mais fait construire un enchevêtrement de passages, ce qui a nécessité une longue préparation avant de tourner. Je voulais, avec mes techniciens, un contrôle visuel permanent » (Un cinéma nommé désir, 1986).

« Nous aimerions tellement que cette expérience accumulée ici, à l’Est, soit connue à l’Ouest… » (ibid.)

« A mes acteurs, je dis : ne raconte pas, agis ! »

Eléments de revue de presse :

« Cette peinture n’est pessimiste qu’au premier degré (…) : par sa lucidité, elle ouvre sur un optimisme de la connaissance de soi » (André Bazin)

« Wajda dépeint des lendemains qui déchantent » (Jean-Luc Douin)

« Spectateur, j’appartiens à ce groupe (…) Il y a une part de métaphore : ces héros ordinaires, pendant des années, ont été tenus dans l’ombre, dans le silence, contraints d’endurer la calomnie et les fausses accusations » (Stanislaw Grzelecki, "Zycie Warszawy", Warsaw, 1957)

 

Au Festival de Cannes 1957, ce film a obtenu le Prix du Jury.

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